desbisous
L'automne 2009, c'est la grippe A. On se lave les mains, on tousse dans son coude, et on arrête de faire la bise. desbisous.com est la réponse : puisqu'on ne s'embrasse plus, on s'envoie le geste par internet. Chaque bouton porte un tampon H1N1 FREE.
Toute la mécanique du site tient là-dedans : à l'aller le bouton est à l'infinitif, c'est ce que tu décides de faire. À l'arrivée il est conjugué, c'est ce que l'autre reçoit.
Le site a servi. Pas longtemps, pas beaucoup, mais il a servi : Noëlle en envoyait une dizaine par jour, à tout son carnet d'adresses. C'est la seule statistique d'audience qui nous reste, et elle vaut mieux qu'un tableau de bord.
Le planisphère était dessiné, à l'échelle, aux couleurs du site. À côté, une page HTML de quatre lignes affichait les coordonnées X et Y du curseur : de quoi placer un bisou à la main sur la carte. La suite n'a jamais été écrite.
Le fichier carte.html tenait en un script de relevé de position et un formulaire à deux champs. C'est l'état d'avancement de la carte au moment où le projet s'est arrêté.
Le planisphère vectoriel qui a servi à la fabriquer est toujours dans le carton, en SVG. De quoi reprendre la carte là où elle s'était arrêtée.
Relire ce fichier dix-sept ans plus tard, c'est retrouver l'intention exacte : une carte du monde piquée de bisous.
Le site tournait sous Joomla 1.5, installé chez OVH le 29 août 2009. L'habillage a été refait quatre fois en trois semaines, sans jamais trancher.